[A retravailler] Le prix du savoir

[A retravailler] Le prix du savoir
Une nouvelle écrite l'an dernier, avec une autre élève. Enfin j'ai fait quasi tout le boulot à la hâte dans l'avion en regardant "La Môme" en même temps. Je pensais qu'elle aurait un peu corrigé les fautes de concordance de temps que j'ai laissé mais plus je relis la nouvelle plus j'en vois, je la mets donc dans mon dossier à retravailler un jour...
En plus la prof m'a pris à part une fois où j'étais la dernière à sortir de la classe.
-"Eve!
-Oui "dis- je en pensant me prendre un bon savon pour je ne sais quoi.
-"La nouvelle c'est toi qui as tout écrit?"
Impossible de lui mentir.
-"Comment vous savez?"
-"Le style..."
Lue comme un bouquin...


LE PRIX DU SAVOIR


La lune est pleine. Elle illumine la forêt d'une froide lumière. Le fait qu'il fasse nuit ne signifie pas qu'il fasse frais. La chaleur est écrasante. Cela fait une semaine que je parcours les mamelles. Perdu dans la forêt tropicale, je les cherche avec l'énergie du désespoir.

Tout a commencé le mois dernier, en prévision du concours annuel de science qui se déroule à Pointe-À-Pitre, je décidais de rendre ma découverte publique.

Moi, docteur Arthéaga avait découvert une nouvelle espèce animale : les Othorions. Ces fantastiques créatures vivent dans les forets et sont d'après mes découvertes, omnivores. L'obtention du prix de science de cette année m'aurait permit d'approfondir mes recherches. Les Othorions ont une apparence repoussante. Imaginez que lorsque vous vous promenez dans la forêt, vous tombez nez à nez avec une sorte de grand singe, avec des pattes postérieures semblables à celles d'un grand bouc, de longs bras avec des mains à quatre doigts dont trois pourvues d'énormes griffes, une fourrure épaisse et poisseuse ainsi qu'une paire de cornes de b½uf.

Le coût de ces recherches était plus élevé que jamais, en raison de la guerre qui déchirait le monde. De plus, je craignais qu'un paysan mal avisé fasse une mauvaise rencontre avec un troupeau d'Othorions et n'organise une chasse afin de les exterminer. L'argent du prix me permettrait d'organiser des recherches plus approfondies et de protéger ces créatures exceptionnelles. C'est à la remise des prix que les ennuis commencèrent.

Le docteur Barback au moment où j'étais déclaré vainqueur, se mit à hurler dans la salle que j'étais devenu fou et que de telles créatures ne pouvaient exister. Pour couronner le tout, cet infâme personnage qu'était mon rival, réussit à convaincre le jury que le squelette d'Othorion que j'avais découvert dans les mamelles et qui constituait ma seule preuve de leur existence, était en fait un assemblage de diverses carcasses d'animaux.

C'est ainsi qu'en moins d'une semaine, je perdis mon prix de science, mon travail, ma dignité...

Je décidais tout de même de partir seul, dans les mamelles afin de localiser un troupeau d'Othorions et de les étudier, en attendant que le monde de la science soit prêt à accepter ma découverte. Cependant, la chance était de mon coté et à partir de la troisième nuit de mon expédition, je découvris un troupeau d'Othorions.

Par précaution, je me dissimulais derrière un rocher juste à l'entrée d'une clairière les animaux rassemblés en ce lieu, ne pouvaient percevoir ma présence. J'ai passé deux nuits à les observer sans qu'ils ne s'aperçoivent. C'est ainsi que je découvris que les Othorions sont des animaux nocturnes. Pour m'adapter à leur rythme de vie, je mettais mes notes en ordre le matin, et l'après midi je dormais pour ne pas perdre une miette de leurs activités. C'est au cours de cette nuit que se passera un tragique évènement...

Dissimulé derrière un rocher, je prends des notes sur les moyens de communications des Othorions. Leur langage s'appuie sur des gestes et des mouvements de bouche. Ils ne produisent aucun son audible pour moi, donc pour l'espèce humaine. La pleine lune illumine la clairière et la lumière est bien plus que suffisante pour prendre des notes.

Tout à coup, quelque chose de gluant effleure mon bras gauche. Mon sang se fige dans mes veines, couché à plat ventre, le stylo dans ma main droite est ma seule arme. Je me tourne lentement en me couchant sur le flanc, un Othorion me regarde fixement. Ses yeux brillent d'une façon malsaine, il découvre ses crocs jaunâtres et j'ai juste le temps de lever mon bras gauche avant qu'il ne referme ses mâchoires. Mon cri déchire le silence nocturne, l'animal desserre ses mâchoires et mon bras sanglant retombe sur ma poitrine en m'éclaboussant le visage d'une brume sanglante. Je lève les yeux au ciel et j'hurle ma douleur à l'astre lunaire. C'est la dernière chose que je me souviens avant de sombrer dans l'inconscience.

A mon réveil, le soleil était levé. Mon bras est devenu jaunâtre et le moindre mouvement me cause d'atroces douleurs. Après des efforts colossaux, je parviens à me faire un bandage de fortune en déchirant ma chemise. Cet exploit draine mes dernières forces et je m'endors aussitôt.

Quand je reprends conscience, il fait déjà nuit. Les Othorions sont là, près de moi, ils ne m'agressent pas, Ils ne semblent même pas s'apercevoir de ma présence. Soudainement, tous les animaux se rassemblèrent, au centre de la clairière. La lune toujours pleine surgit de derrière un nuage. Alors, toutes les créatures se levèrent sur leur pattes postérieures, renversèrent la tête en arrière et poussèrent un long hurlement silencieux. Le troupeau, prit d'une folie furieuse, se mit à galoper vers la foret. Les Othorions migraient !
Complètement paniqué, je me lançais à leur poursuite. Mes découvertes et le regain de mon travail étaient en jeu. Je courrais comme jamais je n'avais couru. Mon bras blessé me causait de terribles souffrances mais je ne m'en préoccupais pas. Soudain, la zone boisée déboucha sur une grotte dont l'entrée était bordée de stalactites et de stalagmites, ce qui ressemblait plus ou moins à une gueule garnie de crocs.

Alors que les Othorions s'arrêtaient et repoussaient leur cri silencieux, ma vue se brouilla et une douleur fulgurante déchira mon bras. Je sombrais à nouveau dans l'inconscience.

Je sens des gouttes d'eau tomber sur mon visage. J'ouvre la bouche pour qu'elles hydratent mon gosier desséché. L'autre nuit, j'ai agi de manière stupide, j'ai laissé mes provisions sur place. J'aurais du rebrousser chemin, car mon bras prend de plus en plus une couleur malsaine ce qui voudrait dire que la morsure d'un Othorion est venimeuse. A présent, je me retrouve perdu dans les mamelles, probablement empoisonné, et personne n'est au courant de ce que j'ai fait. Résolu, je me mis en devoir de me lever et d'ouvrir les yeux.

Quelle ne fut pas ma stupeur quand j'ouvris les yeux : Je me trouvais dans la grotte. Je me dirigeais d'un pas mal assuré vers la sortie. Lorsqu'enfin j'y parvins, une lumière aveuglante m'éblouit. Mes yeux me brûlaient et se mirent à couler. Une fois retourné dans l'apaisante pénombre, je me mis à réfléchir et finis par conclure que les Othorions étaient bien venimeux, et que leur venin provoquait une inflammation des yeux, et je ne pouvais pas sortir dans la journée. A partir de ce moment, je ne vivais que la nuit.

J'ai perdu la notion du temps. Les Othorions m'ont de nouveau attaqué. Nous nous abreuvions au bord de la cascade aux écrevisses, lorsque l'un d'entre eux se mit à me charger tête baissée. J'ai fais une chute vertigineuse et me suis brisé sur les roches. Maintenant je suis malmené par les rapides et j'attends que le courant m'achève. Mes tempes, mes jambes, mes doigts, mes épaules et mon coccyx me font souffrir. Je regarde la pleine lune tandis que la souffrance m'envahit.

Miraculeusement, je respire encore, mon corps est engourdis, la pluie tombe sur la forêt. Je me lève péniblement, mais mes membres ne me font plus souffrir. Mon cou est bloqué, je ne peux regarder que droit devant moi, mes bras eux aussi sont bloqués, ils ne rentrent même plus dans mon champ de vision. Soudain, je sens une odeur que jamais je n'avais sentie auparavant. Je me retourne et là je les vois, ils me fixent. D'un seul et même mouvement, ils ouvrent la bouche et appellent la lune qui surgit de derrière un nuage. Cette plainte est inhumaine, elle me déchire les tympans. Je décide de fuir, mais avant de me retourner vers la ville dont je perçois l'horrible puanteur, je me dirige vers la rivière pour me désaltérer. Un rayon de lune éclaire alors l'eau me dévoilant mon reflet.

Je ressemble à un gros singe, mes tempes portent une paire de cornes et mes mains ou je dirais maintenant mes pattes sont garnies de griffes. Je me transforme en Othorion. Paniqué je détalais vers la ville, le chemin m'était indiqué par les odeurs urbaines, comme celles des produits chimiques et de la pollution. Mon corps était devenu incontrôlable, j'avais du mal à tenir debout. D'instinct, je me suis mis à quatre pattes, m'appuyant sur mes phalanges pour éviter de me blesser avec mes griffes.

Les rues étaient désertes, la fenêtre de mon ancien bureau était ouverte. Mes nouvelles jambes me permirent par un formidable bond de pénétrer à l'intérieur. La pièce était plongée dans l'obscurité et une seule lampe de bureau était allumée. Une odeur familière me parvint, quelqu'un émergea de sous mon bureau, c'était le docteur Barback.

Décidé, je m'avançais vers lui en lui parlant de mon expédition, une lueur de panique s'illuminait dans ses yeux. Il recula jusqu'au mur et alluma la lumière. L'effet fut immédiat, je fus aveuglé, lui était terrifié. Mes yeux me brulaient, je lui disais d'éteindre la lumière, mais rien n'y faisait. Puis, quelque chose s'abattit sur mon crâne, le fendant en deux. Cette fois, je ne me réveillais pas.

Le Lendemain, le docteur Barback reçut le prix de l'académie de science pour la découverte de l'espèce des Othorions. Toutes mes découvertes, mes recherches et mon succès lui furent attribués. Moi ? Je suis l'Othorion qui orne le bureau du docteur Barback, qui autrefois était le mien...

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 17:05

Avis à ceux qui veulent lire et découvrir...

Voici un autre forum plus centré sur l'informations et le partage de lectures. Une section écriture est disponible. Là bas je suis connue sous le pseudo de Scarloc (quand y'en a un en général c'est moi). On est pas nombreux mais on vous attends avec plaisir.
Avis à  ceux qui veulent lire et découvrir...

# Posté le lundi 11 août 2008 14:53

[Poèmes équestre]-La jument de Feu-

[Poèmes équestre]-La jument de Feu-
La jument de feu

Il y a un peu de Soleil dans tes crins,
Ses rayons éclaircissent un peu la noirceur de mon chagrin.

Ma jument de Feu au pelage d'or,
Celle qui m'emmène au dessus de mes peurs,
Toutes vaincues en douceur;
Même l'appréhension de la mort.
Ton galop souple dissipe mes malheurs,
Et ta caresse pansent les plaies de mon coeur,

Ensemble contre les soucis,
Tu sais apaiser les esprits,
Feu de joie, Feu de vie,
Bere à jamais par tes foulées Ironie...

# Posté le lundi 18 août 2008 12:25

Modifié le samedi 18 octobre 2008 15:07

[Poèmes de Haine]-Les enfants de la lune-

Me suis réveillé cette nuit avec un petit air qui me trottait dans la tête. C'est un poème. Enfin, il et plutot fait pour être chanté.

-
Les enfants de la lune
-

Je suis un enfant de la lune,
Je suis l'enfant à la peau brune .

Elle luit, illumine mes peurs,
Malgré son apaisante blancheur.

Les fils, et les filles de l'astre,
Ne grandissent pas , attention au désastre.

Ils ne sont pas vraiment chants,
Juste, un peu différents...

Demain est un mot redou,
Nous sommes des enfants rejetés.

L'avenir, semble nous obliger
A perdre notre innocente pureté...
[Poèmes de Haine]-Les enfants de la lune-

# Posté le mardi 19 août 2008 10:57

Modifié le samedi 18 octobre 2008 15:06

-La partie de Poker-

Un texte écrit pour le challenge du sanctum atorgael. Après quelques peripéties le voilà:


La Partie de Poker


La foule en délire clamait son impatience. Au centre de l'arène se dressait une table en plastique délabrée entourée de quatre chaises aux couleurs criardes en piteux état. Menés par deux rabatteurs habillés en clown, les quatre concurrents prirent place sur leurs fauteuils défoncés. Mike pris place face à la foule. Peut lui importait tant qu'il n'était pas assis face aux portes de la stalle. Les portes de l'enfer en quelque sorte pensa-t-il avec un rire nerveux. Le jeune cowboy détailla les autres concurrents. Un grand père serein sobrement vêtu se tenait face à lui. Mike tenta de lui sourire, sans succès. La grimace d'angoisse qui déformait ses traits sembla amuser le vieil homme. Peu importe il n'y a pas vraiment de fair-play dans une partie de poker...

Les autres cowboys semblaient résignés et fixaient résolument leurs bottes. Sans doute se fiaient-ils à la chance. Le jeune homme soupire. Si elle existait il n'en serait pas là, à risquer sa peau pour une liasse de billets verts qu'il avait bêtement perdus aux jeux. C'est l'argent qui régissait les vies et si la chance existait, son dé aurait donné un 6 au lieu d'un ridicule 2. Mike fut tiré de ses pensées par le hurlement strident de la cloche rapidement suivi par les acclamations du public. Il déglutit difficilement et jeta un coup d'½il rapide sur le grand père qui le fixait avec une lueur amusée dans le regard. Ce n'était certainement pas sa première partie de Poker...

Le cowboy à sa droite s'était mis à trembler furieusement et psalmodiait sans relâche quelque chose qui aurait pu être une prière à la vierge si elle n'était pas entrecoupée de sanglots...
L'homme assis à sa gauche lui, fixait intensément les portes de la stalle qui s'ouvrirent en claquant.
Mugissant le taureau s'élança dans l'arène, donnant de furieuses ruades et de violents coups de têtes dans le vide. Mike ferma les yeux. Il transpirait, abondamment. Les battements de son c½ur résonnaient à ses tempes. Non... Ce n'était pas son c½ur, mais le galop pesant de la bête !

L'air se souleva sur sa droite et il ouvrit précipitamment ses paupières, juste à temps pour voir son voisin fauché par le taureau qui beugla de satisfaction. L'un des rabatteurs capta l'attention du bovin afin que le concurrent puisse se relever. Il n'avait pas l'air blessé. Un coup de chance pensa ironiquement Mike ...
Il reporta son attention sur ses adversaires, le grand père n'avait même pas sourcillé. L'autre homme avait le regard qui sautait du taureau aux barrières qui constituaient un excellent refuge...

Les pas lourds de la bête se firent de nouveau sentir. Surtout ne pas bouger ! pensa Mike
Il gémit de terreur lorsque le taureau passa devant lui, poursuivant l'un des rabatteurs. Il se détendit, un peu soulagé. Mais ce n'était plus que son voisin ne pouvait en supporter. Il se leva, et trébuchant sur la chaise qui vola en éclats se mis en quête d'atteindre les gradins.
Mal lui en pris... Le bovin, attiré par toute cette agitation bifurqua vers le cowboy en fuite, qui se releva juste à temps pour commencer à courir.

Plus qu'un songea Mike, encore un concurrent et la prime serait pour lui, et on lui foutrait la paix. Son teint pris une couleur craie lorsqu'il vit un rabatteur debout derrière le grand père. Le clown tentait de capter l'attention du taureau à grands moulinets de bras.
« C'est un cauchemar.. »Gémit-il en regardant le rabatteur.
« Le bouffon tragique de tes dettes mon garçon ! »Ajouta le grand père en souriant.

Etait-il fou ? Pourquoi parlait-il ainsi ? La bête serait bientôt sur eux...

« Ecoute mon petit, continua-t-il. J'étais comme toi dans le temps. Tu as perdu aux dés c'est ça ? Et si on jouait une petite partie de Poker ? J'ai justement un paquet de cartes avec moi... »
Joignant le geste à la parole il sortit de son gilet usé une boite en carton souple qu'il lança contre la table. Le paquet atterrit avec un claquement sec contre la surface de plastique, et les cartes sortirent toutes seules de leur paquet tourbillonnant légèrement jusqu'au sol de sable de l'arène.
Bouche bée Mike regardait avec horreur la pluie de papier.
« Oups, je crois que ça va plaire au bestiau ! Yipee ! » S'exclama le vieil homme.
La réponse ne se fit pas attendre, le taureau mugit et chargea. Le jeune cowboy regardait alternativement la bête puis les yeux fous de son adversaire.

« Pense au magot... » Susurra sa conscience.

« Pense à ta peau ! » Rétorqua le grand père comme s'il lisait ses pensées.

Le hurlement de la foule se fit soudain plus présent au fur et à mesure qu'approchait le taureau. Mike le regarda une dernière fois avant de prendre ses jambes à son cou.
Le vieil homme sourit tandis que la bête renversait la table et murmura :

« En voici un qui ne jouera plus aux dés.... »

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 20 août 2008 12:18

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 17:33