Poème -en Hommage à Raphaël-

Poème -en Hommage à Raphaël-
En Hommage à Raphaël qui nous quitte l'année prochaine. Un camarade de classe, un ami, un artiste. On sera plus que 6 en Allemand, ça fera un vide. Un vide de trop.
Il n'a pas de titre écrit. Le titre c'est tout ce qui s'est passé à la fête d'hier, tout ce qu'on a vécu en sa compagnie.



Que restera-t-il de ces années ?
Des sourires fugaces, des esprits liés.
jà ces souvenirs me semblent s'estomper.
Que deviendront-ils au fil du temps ?
Des photos tournées entre des doigts tremblants,
Ces clics jaunis d'un autre âge,
Feront revenir les reliques d'antan.

Ces moments passés en ta compagnie,
Au collège, au lye ou en sortie,
Font de toi un être particulier
Non tu ne seras pas oublié
Ces instants heureux sont profondément ancrés
Et ne seront jamais effacés
Malgré la distance et le temps.

Tu resteras notre Raphaël : tout simplement exceptionnel

# Posté le jeudi 19 juin 2008 12:32

Modifié le samedi 18 octobre 2008 15:09

Liste des points essentiels -Jack Kerouac-

Ce texte nous a été donné par notre professeur quelques jours avant l'écrit,pour franchir une étape.


Liste des points essentiels:


1. Carnets secrets, couverts de gribouillis, et pages follement dactylographiées, pour votre propre plaisir
2. Soumis à tout, ouvert, à l'écoute
3. N'essayez jamais de vous soûler en-dehors de chez vous
4. Soyez amoureux de votre vie
5. Ce que vous ressentez trouvera sa propre forme
6. Soyez fou, soyez un saint abruti de l'esprit
7. Soufflez aussi profondément que vous souhaitez souffler
8. Ecrivez ce que vous voulez sans fond depuis le fin fond de l'esprit
9. Les visions indicibles de l'individu
10. Pas de temps pour la poésie, mais exactement ce qui est
11. Des tics visionnaires tremblant dans la poitrine
12. Rêvant en transe d'un objet se trouvant devant vous
13. Eliminez l'inhibition littéraire, grammaticale et syntactique
14. Comme Proust, soyez à la recherche du joint perdu
15. Racontez la véritable histoire du monde dans un monologue intérieur
16. Le joyau, centre d'intérêt, est l'oeil à l'intérieur de l'oeil
17. Ecrivez pour vous dans le souvenir et l'émerveillement
18. Travaillez à partir du centre de votre oeil, en vous baignant dans l'océan du langage
19. Acceptez la perte comme définitive
20. Croyez en le contour sacré de la vie
21. Luttez pour esquisser le courant qui est intact dans l'esprit
22. Ne pensez pas aux mots quand vous vous arrêtez mais pour mieux voir l'image
23. Prenez note de chaque jour la date blasonnée dans votre matin
24. Pas de peur ou de honte dans la dignité de votre expérience, langage et savoir
25. Ecrivez de façon que le monde lise, et voie les images exactes que vous avez en tête
26. Livrefilm est le film écrit, la forme américaine visuelle
27. Eloge du caractère dans la solitude inhumaine et glacée
28. Composer follement, de façon indisciplinée, pure, venant de dessous, plus c'est cinglé, mieux c'est
29. On est constamment un Génie
Jack Kerouac

Vous croyez que c'est grave si on a au bas mot plus de 7 Carnets secrets, couverts de gribouillis, et pages follement dactylographiées, pour votre propre plaisir? Sans compter ce qu'on écrit dans les marges de nos cahier...
Liste des points essentiels          -Jack Kerouac-

# Posté le samedi 21 juin 2008 23:27

Modifié le lundi 23 juin 2008 12:16

[Essai]-Réfléxions de Mort -Le Bien,Le Mal-

-Réfléxions de Mort -Le Bien,Le Mal-
Essai écrit dans une période de profonde déprime... Je l'utiliserais peut-être dans une de mes histoire. Un projet qui me trotte dans la tête depuis longtemps.

Le Bien, le Mal... Pourquoi dit-on que le mal est la voie de la facilité ? D'où vient cette idée ? La plupart des êtres breux n'ont pas eu une vie facile...
S
ans doute ont-ils tenté d'être bons, puis a force d'être blessés par les autres se sont noyés dans l'ombre...
Pe
ut être en on t il eu assez de se battre contre des fantômes, de voir leurs efforts réduits à néant, de donner et redonner des secondes chances sans l'ombre d'une récompense...
Le Mal n'est qu'un chemin parmi tant d'autres où on s'y aventure forcément un jour ou l'autre, tôt ou tard... il est très facile d'y entrer. La plupart des gens y entrent puis en sortent sans même s'en apercevoir, car ils ne le font pas volontairement...
D'autres,
tentent vainement de rester dans la lumière du Bien. Mais elle consume ces êtres plein de détresse. Alors, ils tentent de supprimer leurs émotions, car telle est la cause de leurs souffrances... puis ils s'enfoncent dans les ténèbres. Aucun être ne peut prétendre d'avoir été toujours dans la lumière, car il y a une parcelle d'ombre en chacun. De même, personne ne pourra affirmer ne jamais être sorti des ténèbres, car il y a en chaque être une zone de lumière. Seulement cette lumière du bien vous réchauffe, ou vous brûle. Alors, les ombres froides et ténébreuses apaisent les brûlures du bien. Serait-ce l'équilibre du monde ?


# Posté le lundi 23 juin 2008 11:42

Modifié le lundi 15 septembre 2008 17:41

[Projet Long] L'artiste Furtif -Chapitre premier -

[Projet Long] L'artiste Furtif -Chapitre premier -
Bon je tente un projet long. Cette fois je me lance dans le point de vue interne,c'est un défi à relever.La majeure partie de ce premier chapitre a été écrite au beau milieu de cette nuit après avoir longuement écrit sous mon pied gauche. ( quand le sommeil ne viens pas de lui même il faut savoir l'attirer.) Et puis selon Jack Kerouac:

6. Soyez fou, soyez un saint abruti de l'esprit

L'idée de cette aventure m'est venue en cours d'histoire peu après l'épisode de la goutte. Je m'attendais à ce que la prof nous rende les copies et j'étais prête à encaisser un sacré savon. M'attendant au pire je me suis souvenue de quelques mots pronnoncé après avoir rendu ma copie révolutionnaire. "Si je suis virée, promettez moi de recopier le poème partout, sur les tables, les murs, en marge des cahiers..." et " Alea jacta est".


Finalement la prof ne nous a rien rendu cette fois. Je rappelle qu'elle a omis de nous rendre au moins 3 contrôles enfin maintenant elle aura de quoi s'allumer un barbecue. Maintenant une bonne partie de la classse à marqué Alea jacta est sur son pseudo msn...


Je suis en train de me faire une jolie réputation de révolutionnaire. Bon trève de bavardages voici mon histoire:


L'ARTISTE FURTIF

Chapitre premier:

Il pleut, l'averse martèle les carreaux. La pluie, c'est comme la vie, c'est éphémère. Les gouttes tombent du nuage, s'écrasent sur les vitres et meurent sut la surface du verre. Cette paroi transparente sépare deux mondes. L'interieur et l'extérieur.

-« Si la pluie vous captive tant allez donc faire un tour dehors. » dit une voix lointaine.

Un violent coup de coude de ma voisine m'arrache à ma contemplation. Je devine à son regard menaçant que le professeur m'a interpellée. Un rapide coup d'½il dans la classe me le confirme. Tous les élèves se sont tournés vers moi. Mauvais signe.
Vais-je devoir subir une énième humiliation ? Connaissant M. Dartan, il ne s'en privera pas. Je regarde sa silhouette malingre, ses cheveux noirs et gras. Et ses yeux de charognards. Il me fait penser à un vautour. C'est un duel entre un tyran et un résistant. Un duel perdu d'avance puisqu'il à du pouvoir. Il me toise du haut de son estrade. Je soutiens son regard, sans ciller. Je sais qu'il cèdera. Il a peur parce qu'il mène une dictature, et sue tous les tyrans craignent d'être détrônés. Il sait que je vois dans son jeu et que je suis consciente de sa peur. Alors il tente de m'intimider, de m'humilier. Aucun de nous deux n'a baissé le regard pour le moment. Soudain, il étire des lèvres sèches en une grimace malsaine.

-« Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué j'attends vos excuses. »

Vous. Cette pseudo marque de respect me révulse. Les élèves ricanent. Quelle bande de traîtres ! S'ils étaient à ma place ils feraient moins les malins... Des excuses pour avoir regardé dehors ?

-« Vous ne les aurez pas.». Politesse rendue.

-« Dans ce cas vous êtes priée de sortir.

-Mais avec Joie mon cher ! »

Je m'éclipse avant qu'il ne puisse répliquer. J'ouvre la porte à la volée et bondis dans le couloir, l'écho lointain des rires de mes camarades de classe résonnent encore lorsque la voix teintée de rage de M. Dartan me hurle des menaces auxquelles je ne prête pas attention.

-« Justine ! Revenez tout de suite ! »

Mais je suis déjà loin. Je m'engouffre dans l'escalier en proie à un fou rire hystérique. Je dévale les marches quatre à quatre me rue vers la sortie. Au moment même où je franchis le seuil, la cloche retentit. J'accueille la pluie avec joie, et cette sonnerie, je l'entends un peu comme un chant de victoire. Les gouttes froides rebondissent sur mon visage et je ris de plus belle : Je suis libre.

# Posté le mardi 24 juin 2008 19:38

Modifié le mercredi 25 juin 2008 08:56

[Projet Long] L'artiste Furtif -Chapitre second-

[Projet Long] L'artiste Furtif -Chapitre second-
Ils se peut que certaines personnes se reconnaissent... Et que quelques évènements soient identifiables dans la réalité...

Chapitre second:



Je traverse la cour sous l'averse battante. Je me fiche d'être trempée: J'aime la pluie. J'arrive devant la pelouse. La cour est déserte ; pas de pion ni d'élève. Parfait. J'enjambe la frêle barrière de bois. L'herbe humide crisse sous mes pas. Je continue de marcher jusqu'à mon arbre. C'est un bouleau. Le parfum de son écorce mouillée a quelque chose d'amical. Je m'assieds à son pied et lève les yeux. Sa ramure fine m'abrite un peu de la pluie et du sentiment d'injustice qui m'envahit. Le Vautour ne va pas me laisser savourer ma victoire longtemps. Quand à mes excuses il ne les aura jamais. Sauf s'il abuse de son pouvoir. Encore... Je soupire. Dans quel pétrin me suis-je encore fourrée ?


Je serre mes genoux contre moi. En levant le regard, j'aperçois le timide rayon de soleil qui illumine les feuilles dorées de mon bouleau. Cette vision m'arrache un sourire, on dirait une aurore. Je reporte mon attention sur les portes de l'école. Que faire ? Retourner en cours ? Non c'est trop tôt. Le Vautour m'attend au tournant. Il ne reste qu'une heure de toute façon. Alors j'attends. J'observe la pluie à travers mes mèches dorées détrempées par la pluie. Je ferme les yeux un instant. La cloche sonne, mais je garde les paupières closes. Les élèves sortiront sans me voir : Ils ne savent pas regarder.

Soudain, quelque chose de lourd tombe à côté de moi. J'ouvre les yeux. Sélène se tient devant moi, avec un sourire en coin. Elle me fixe de ses yeux d'ambre.

-« Justine, il n'y a que toi pour faire ça. Dit-elle d'un ton sévère.

-Faire quoi ? Je n'ai rien fait. »

Elle éclate de rire et je l'imite.

-« Dis donc tu y es allée fort avec ton coude ! J'ai encore mal ! » Dis-je en me tenant les côtes.

-« Tu avais l'air si loin... Au fait, je t'ai ramené ton sac. »

En effet, il est là, à côté de moi. Je l'avais complètement oublié.

-« M. Dartan insistait pour te le remettre en main propre. Je pense que ça t'aurais déplut. » Ajouta –elle d'un air amusé.

Je me fiche pas mal de mes affaires de cours. La seule chose dont je me soucie c'est mon cahier de Français.

-« Et ton carnet ? Je suis sûre qu'il l'aurait ouvert. »

-« Mouais... répondis-je l'air ailleurs. Mais ce genre de chose ne traine pas dans mon sac : c'est beaucoup trop précieux. »

-« Quoiqu'il en soit, c'est Mme Erval qui t'as sauvée. »

Encore elle. C'est le seul professeur que je respecte. On pourrait presque dire...

-« Elle était déçue que tu ne sois pas là. Mais elle a eu l'air de comprendre. Coupa Sélène. Justine... Pourquoi tu viens toujours ici ? »

J'hésite à répondre.
-« C'est calme, et à l'abri des regards. Et puis j'aime cet arbre. Murmurais-je »

-« Y'a pas à dire t'es vraiment originale dit elle en m'aidant à me relever. Ma parole tu es trempée jusqu'au os ! »

-« Vraiment ? »Répondis-je l'air faussement surprise.

Elle me regarde. Je lui souris.
-« Merci pour ton aide. »

Elle se contente d'ajouter :
-« Il faudrait songer à rentrer... Je n'ai aucune envie de passer la nuit ici. »

Nous partons, hilares.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 10:45