Scarloc abattait les Humains les uns après les autres. Ces profanateurs bafouaient les lois de la nature en créant des créatures qui ne devaient pas voir le jour. Sa Hache allait et venait dans une danse macabre, Les éclaboussures de liquide carmin dessinant des arabesques sanglantes sur sa fourrure blanche. Ce n'était pas un combat, c'était un massacre. Il poussa un puissant rugissement et observa la terreur submerger sa victime. L'homme avait lâché son arme et était tombé à genoux.
Scarloc le souleva de terre et plongea son regard dans celui de l'humain. Le temps semblait avoir arrêté de s'écouler. Le Fantassin était hypnotisé par les yeux du wolfen. La Haine avait disparu de son regard... Le soldat y vit de la tristesse, de la souffrance et même... des remords. Le fils d'Yllia ne parvenait pas à achever sa victime, ni à se défaire de l'étreinte de son regard... Peut être que cet Homme avait une Famille. Comme lui autrefois...
Scarloc fut tiré de ses douloureuses rêveries par une plainte animale. Détournant le regard du soldat toujours prisonnier de sa poigne, il le vit. Le monstre issu de la folie Humaine. C'était une créature aux traits indéfinissables, aux membres multiples terminés tantôt de griffes tantôt de lames, des excroissances osseuses émergeaient parfois de sa fourrure blanche... comme la sienne !
La chose tourna alors sa tête vers Lui puis elle se rua en sa direction. Scarloc avait compris ce à quoi il avait involontairement contribué. L'humain vit l'étincelle de Haine se rallumer dans le regard du wolfen. Il découvrit ses crocs en un sourire amer à l'adresse du fantassin, avant de le jeter vers la créature de toutes ses forces. Puis il hurla au reste de ses guerriers de battre en retraite. C'était son combat.
