Les évènements vous poussent souvent à agir de manière stupide, en étant vous-même convaincu que vos actes et votre comportement sont absurde. Cela ne vous est donc jamais arrivé ? Si. Réfléchissez bien. Je veux parler de ce moment où vous avez préféré ne pas déranger un proche cloitré dans sa chambre, enfermé avec sa colère. De ce même instant où vous vous êtes ravisé de tendre une main vers lui, et de lui raconter votre journée. De l'envie de l'étreindre que vous avez refrénée. De la lâcheté dissimulée en sentiment d'inutilité de prononcer ces deux mots fatidiques. Idiot n'est-ce pas ?
Pourtant, vous vous sentez dégénérer, lentement mais surement. Dégénérer ? Non, me diriez-vous. Certainement pas. Vous êtes juste un peu déstabilisé face à cette surabondance de... Liberté. Car c'est bien ça votre problème. Vous êtes prisonnier de votre liberté, car une fois que vous l'avez embrassée après l'avoir durement acquise, elle vous étouffe, et vous souhaitez retomber dans l'éternelle servitude que vous aviez toujours connue. Futile...
Toutefois, la liberté impose des contraintes. Respecter celle des autres n'en est pas vraiment une si être libre est ce que vous désirez vraiment. Non. En fait, il s'agit de dompter votre instinct d'indépendance. Oui, celui qui guette le moindre obstacle à votre autonomie et s'acharne à s'en défaire. Il suffit de le maitriser et de le faire taire par moments, afin de savoir se conformer aux règles pour finalement avoir pleinement le pouvoir d'exercer son libre arbitre.
Etait-ce votre idée de la liberté ? Non Certainement pas. Ce n'était pas la mienne en tout cas...